La vitamine K est un groupe de vitamines liposolubles (k1, k2, k3, k4, k5). Les 3 dernières sont synthétiques et ne nous intéressent peu.
K1 appelée encore fibriloquinone est d’origine naturelle et se trouve dans les végétaux à feuilles vertes, les légumes en particulier. Nous la trouvons donc facilement dans notre alimentation. Elle va directement au foie et participe au maintien de l’équilibre de la coagulation.
K2 ou menaquinone est fabriquée par les bactéries tapissant le tractus intestinal. Elle va se diriger vers les parois des vaisseaux sanguins, les os, les tissus du foie et autres organes vascularisés. Elle augmente l’assimilation du calcium par la flore intestinale.
Pour résumer, la Vitamine K1 est d’origine végétale, naturelle, essentielle (ce qui signifie indispensable, mais que nos organismes sont incapables de synthétiser.)
Elle est fondamentale pour la coagulation sanguine.
La vitamine K2 est également naturelle, mais d’origine bactérienne. Son action va se révéler extrêmement importante en participant à la régulation de l’usage du calcium au sein de nos organismes.
Le bien être des os, le maintien de l’élasticité des artères, s’opposer aux calcifications, participer à la lutte contre le vieillissement autant d’atouts à notre disposition grâce à la vitamine K2.
Mais ce n’est pas tout, car cette vitamine K2 nous cache encore beaucoup de choses et peu à peu nous la découvrons un peu plus.
On a découvert qu’il existait en fait deux types de vitamine K2:
- La variété MK-4 que l’on trouve dans les aliments d’origine animale et qui ne représente que peu d’intérêt pour nous.
- La variété MK -7 que l’on trouve dans les aliments fermentés et qui, pour sa part, nous intéresse particulièrement.
Maintenant, avant de continuer notre discours, il est difficile, sinon impossible, de vanter les qualités de la vitamine K2- MK7 et de ne pas parler d’une protéine très particulière, dite vitamine K dépendante : la Matrice GLA-protéine. Nom barbare pour qui n’est pas chimiste, je vous l’accorde et difficile à « raconter ».
Il y a fort longtemps, les premières formes de vie provenaient des océans riches en calcium. Ces premiers organismes vivants ont dû forcément s’adapter et pour cela inventer des mécanismes pour éviter la cristallisation du calcium (sels) diffus que l’on trouvait dans leurs tissus vivants.
Cela est devenu, à travers l’évolution un important mécanisme de blocage du calcium.
Et ceci est réalisé au moyen de l’activation d’une protéine appelée matrice gamma- carboxi- glutamique Acid (GLA).
Cette matrice, pour fonctionner, doit être carboxylée. Peu importe pour nous le processus chimique qui en résulte.
L’important est de comprendre qu’en présence de vitamine K2-MK7, la GLA est carboxilée. Celle-ci est donc prête à lutter et à repousser l’infiltration et le dépôt du calcaire, en particulier au niveau d’organes vitaux (cœur, reins, foie, cerveaux, tissus mous en général).
Intérêt particulier pour compenser l’effet d’une autre vitamine importante, qui de plus a également un lien étroit avec le métabolisme du calcium, je veux parler de la vitamine D3.
Conclusion : maintenir efficacité de la GLA en veillant à l’équilibre des taux de vitamine K2-MK7 est donc fondamental. Un apport constant est nécessaire.
La K2-MK7 est la forme naturelle. Elle est la plus efficace. Elle a de plus un gros atout : elle reste active 24 heures dans un organisme.



